afmNEWS 2017 #2 - A la une

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A la rencontre du Professeur Darmon, premier français lauréat du Lifetime Achievement Award de l'American Marketing Association

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René Darmon (Ph.D., Wharton, Université de Pennsylvanie) a débuté sa vie professionnelle comme cadre commercial, en particulier à IBM-France, avant de poursuivre une carrière d’enseignant aux universités de Laval (Québec), McGill (Montréal), puis à l’ESSEC Business School (Paris) où il a occupé les fonctions de Directeur de la Recherche (1992-2000), puis de Doyen du Corps Professoral (2000-2003).

René Darmon a poursuivi ses recherches essentiellement dans le domaine du management des forces de vente. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le marketing et sur la gestion commerciale dont les plus récents sont Leading the Sales Force : A Dynamic Management Process (2007, Cambridge University Press) et Pilotage de la fonction commerciale (2012, Economica). Ses recherches sur le management des forces de ventes ont par ailleurs été publiées dans les plus grandes revues académiques du domaine en Amérique du Nord et en Europe. Au cours de sa carrière, ses articles et ses présentations aux congrès académiques ont obtenu 18 prix et distinctions.
Cette année, l’American Marketing Association lui a remis, lors de son congrès national à San Francisco, un Lifetime Achievement Award pour sa contribution aux recherches sur la gestion commerciale.
Au cours de la cérémonie de remise de cette distinction, René Darmon a souligné qu’une telle récompense devait être partagée avec beaucoup de personnes qui, par leurs actions et leur influence, y ont largement contribué : famille proche, anciens professeurs, collègues, responsables d’entreprises… sans oublier des milliers d’étudiants. Une des grandes leçons qu’il tire de son expérience et qui a guidé l’ensemble de sa carrière de chercheur, d’enseignant et de consultant est ce qu’il considère comme une vérité fondamentale énoncée par Kurt Lewin : « il n’y a rien de plus pratique qu’une bonne théorie ». Il a suggéré aux jeunes chercheurs et aux nouveaux diplômés de la discipline de construire des théories utiles et surtout d’enseigner aux futurs praticiens la manière de les appliquer. C’est selon lui l’une des meilleures façons de rapprocher davantage les entreprises des Universités et des Écoles de Management.

Le Professeur Darmon en bref :

  • Président de l’Association Fran-çaise de Marketing (2000-2002)
  • Chevalier de l’Ordre National du Mérite (2003)
  • 18 prix et distinctions pour ses articles et présentations aux congrès académiques
  • Lauréat du Lifetime Achievement Award de l’American Marketing Association (2017)
  • Auteur de Leading the Sales Force: A Dynamic Management Process (2007, Cambridge Uni-versity Press) et Pilotage de la formation commerciale (2012, Économica)

 

A la rencontre d'Eloïse Sengès, prix de la meilleure thèse en marketing 2017

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Éloïse Sengès a reçu le prix de la meilleure thèse AFM pour son travail sur la prise en compte du bien-vieillir, réalisé à l’Université Paris-Dauphine, sous la direction du Pr Denis Guiot.

Éloïse Sengès a reçu le prix de la meilleure thèse AFM pour son travail sur la prise en compte du bien-vieillir, réalisé à l’Université Paris-Dauphine, sous la direction du Pr Denis Guiot.
Dans son travail doctoral, Éloïse Sengès identifie les objectifs poursuivis par les séniors dans leur quête du bien-vieillir en interrogeant 1 500 séniors : des objectifs d’ordre physique, sociaux, psychologiques et financiers. Elle montre également que la consommation permet de remplir en partie ces objectifs, et que les entreprises doivent prendre en compte la diversité de ces aspirations et ne pas se limiter à l’idée selon laquelle les séniors seraient uniquement en quête de santé et d’autonomie physique. Selon Éloïse Sengès, « jusqu’à présent, dans notre société, les marques étaient avant tout les partenaires de la jeunesse. L’idée pour demain, c’est qu’elles soient aussi les partenaires du bien-vieillir des personnes âgées ».
Il n’y a pas si longtemps que cela pourtant, on aurait eu du mal à imaginer Éloïse Sengès travailler sur les aînés. Mais après un parcours de 10 ans chez Cadbury / Kraft Mondelez dans l’univers plus jeune de la confiserie (avec des comptes comme Malabar, Hollywood ou La Pie qui Chante), Éloïse Sengès s’est dirigée vers l’enseignement en école de commerce puis la recherche lors de son inscription en Master Recherche à Dauphine. En quête de « quelque chose d’humain », son projet doctoral en marketing lui a permis de se rendre « utile socialement ». En effet, son sujet de recherche, qu’elle a élaboré avec le Pr Denis Guiot, son directeur de recherche à qui elle n’oublie pas de rendre hommage – « un directeur de thèse de grande qualité » –, lui a permis de travailler avec un consortium qui travaille sur la perte d’autonomie (AMISURE). Cette opportunité de travailler en équipe de recherche et de voir directement l’application dans la « silver economy » a été déterminante pour Éloïse Sengès, pour qui « la connexion avec le monde professionnel et très importante ». A ce titre, elle compte bien conserver cet équilibre entre enseignement (EDHEC, campus de Nice), recherche appliquée et monde professionnel puisqu’elle continue sa recherche en partenariat avec AMISURE.
Malgré toute son humilité et sa modestie, Éloïse Sengès n’en oublie pas les jeunes chercheurs. Ses conseils ? « Choisir un sujet qui compte pour soi, c’est important car on est monomaniaque sur un sujet et cela oriente notre carrière. Pour les personnes en reprise d’études, c’est un choix que j’avais fait, donc c’était dur mais exaltant. La difficulté de la thèse, c’est qu’on est parfois un peu solitaire et à Dauphine, on est vraiment très bien encadré ».